
ARTICLE | 10 Août 2026
Article rédigé par SOS EHPAD
Vacances d’été et résidents : comment garder le lien quand les familles s’éloignent ?
Juillet-août : les couloirs se vident, les visites se raréfient, le calendrier d’animations tourne au ralenti. Pour un résident âgé, ces semaines d’été peuvent être vécues comme un éloignement silencieux. Pourtant, les familles qui partent en vacances n’ont pas oublié leur proche : elles manquent simplement d’un moyen concret de rester présentes.

L’été en EHPAD : le creux que personne n’anticipe vraiment
Chaque année, le même scénario se répète. Dès la première semaine de juillet, les visites commencent à s’espacer. Les familles qui venaient chaque week-end partent sur la côte, les petits-enfants sont en colonie ou chez l’autre parent, les enfants posent leurs congés. L’EHPAD entre dans une période de calme qui, vue de l’extérieur, ressemble à de la sérénité. Vue de l’intérieur, c’est souvent autre chose.
Les directeurs et les IDEC le constatent chaque été : les résidents les plus entourés pendant l’année sont aussi ceux qui vivent le plus durement cette absence estivale. L’habitude de la visite du samedi, le petit rituel du café avec la fille, les dessins du petit-fils : quand tout s’arrête d’un coup pendant six semaines, le vide est palpable. L’appétit baisse, le repli sur soi s’installe, les demandes d’attention aux soignants se multiplient.
Pour les équipes, l’été cumule deux difficultés : un surcroît de besoin relationnel de la part des résidents, et un effectif souvent réduit par les congés du personnel. C’est la période où il faudrait plus de présence, et c’est précisément celle où il y en a moins.
L’été en EHPAD : le creux que personne n’anticipe vraiment
Chaque année, le même scénario se répète. Dès la première semaine de juillet, les visites commencent à s’espacer. Les familles qui venaient chaque week-end partent sur la côte, les petits-enfants sont en colonie ou chez l’autre parent, les enfants posent leurs congés. L’EHPAD entre dans une période de calme qui, vue de l’extérieur, ressemble à de la sérénité. Vue de l’intérieur, c’est souvent autre chose.
Les directeurs et les IDEC le constatent chaque été : les résidents les plus entourés pendant l’année sont aussi ceux qui vivent le plus durement cette absence estivale. L’habitude de la visite du samedi, le petit rituel du café avec la fille, les dessins du petit-fils : quand tout s’arrête d’un coup pendant six semaines, le vide est palpable. L’appétit baisse, le repli sur soi s’installe, les demandes d’attention aux soignants se multiplient.
Pour les équipes, l’été cumule deux difficultés : un surcroît de besoin relationnel de la part des résidents, et un effectif souvent réduit par les congés du personnel. C’est la période où il faudrait plus de présence, et c’est précisément celle où il y en a moins.

Ce que les familles voudraient faire et ce qui les en empêche
Il serait injuste de penser que les familles en vacances oublient leur parent en EHPAD. La plupart culpabilisent. Elles passent un appel téléphonique depuis la plage, promettent une visite « dès qu’on rentre », envoient parfois une carte postale qui arrivera trois semaines plus tard. Ces gestes sont sincères, mais ils laissent peu de traces dans le quotidien du résident. Pourquoi les gestes classiques à distance ne suffisent pas ?
1. L’appel téléphonique ne laisse rien. Il dure quelques minutes, pour un résident atteint de troubles cognitifs, il est parfois oublié dans l’heure qui suit.
2. La carte postale arrive trop tard. Elle met des jours à parvenir et ne contient pas de photos : le résident lit un texte, mais ne voit pas les visages de ses proches.
3. Le SMS suppose un écran maîtrisé. Le message WhatsApp exige une tablette ou un téléphone que beaucoup de résidents ne maîtrisent pas, et qui disparaît dans un fil de notifications.
4. Aucun ne laisse d’objet à garder. Rien que le résident puisse conserver, feuilleter, montrer au soignant ou au visiteur du lendemain.
Le problème n’est pas le manque d’intention. C’est le manque d’un canal adapté à la réalité du résident : quelque chose de simple, de régulier, de tangible, qui transforme la distance géographique en proximité affective.
Garder le lien l’été : un enjeu de santé, pas seulement de confort
L’isolement estival n’est pas qu’une question de bien-être émotionnel. Les travaux en gérontologie montrent que les périodes prolongées de réduction des contacts sociaux chez les personnes âgées institutionnalisées sont associées à une augmentation des troubles du comportement, une dégradation de l’appétit et une accélération du déclin cognitif. Six semaines sans visites régulières peuvent avoir un impact mesurable sur l’état général d’un résident fragile.
Pour un directeur, cet enjeu sanitaire se double d’un enjeu organisationnel : un résident qui décroche émotionnellement en été mobilise davantage les équipes soignantes au moment précis où celles-ci sont en sous-effectif. Prévenir cet isolement n’est pas un luxe, c’est une mesure de gestion autant que de soin.

La gazette Famileo : des nouvelles de vacances qui arrivent vraiment
C’est exactement cette continuité de lien que propose la gazette Famileo. Le principe est particulièrement adapté à la période estivale : depuis n’importe où, une plage en Bretagne, un camping dans le Var, un appartement à Lisbonne, chaque membre de la famille partage en quelques secondes, via son smartphone, une photo accompagnée d’un court message grâce à une application de communication.
Les petits-enfants envoient une image de leur château de sable. La fille photographie le marché du village où elle a acheté les pêches que son père aimait tant. Le fils partage un selfie avec sa propre famille devant un paysage de montagne. Chaque contribution est légère, naturelle, sans effort. L'application les collecte et les met en page automatiquement en un journal papier que l’établissement imprime et remet au résident.
Le résident ne reçoit pas un écran qu’il ne sait pas utiliser. Il reçoit un courrier, le format qu’il connaît depuis toujours, rempli des visages, des paysages et des mots de sa propre famille. Il le feuillette à son rythme, le range dans sa table de nuit, le ressort le lendemain pour le montrer à l’aide-soignante : « Regardez, ma petite-fille est en Corse. » L’été n’est plus un désert de visites : il devient une saison de nouvelles.

Préparer les retrouvailles : la gazette comme support de conversation
Pour un animateur, la gazette résout le problème logistique évoqué plus haut : la charge de sollicitation et de mise en page est entièrement transférée à l'application de communication. L’équipe invite les familles à contribuer, la plateforme s’occupe du reste. Le temps libéré peut être consacré à ce que l’animateur fait le mieux : organiser le moment de remise, créer l’ambiance, accompagner la lecture.
La remise de la gazette constitue d’ailleurs un moment de médiation naturelle pour les soignants. C’est un prétexte pour s’asseoir quelques minutes avec le résident, feuilleter les pages ensemble, lui demander de présenter ses petits-enfants, raviver un souvenir. Pour un père pudique, ce cadre détendu et concret libère souvent des paroles que la conversation directe ne permettait pas.
Les retours des établissements partenaires le confirment : une fois que les familles ont pris l’habitude de contribuer, la gazette devient un rendez-vous attendu. Les résidents demandent « quand arrive le prochain courrier ». Les enfants éloignés retrouvent un sentiment de proximité concrète. Et les équipes disposent d’un outil de lien social qui ne leur demande ni compétence technique ni temps supplémentaire.
Les retours des établissements partenaires convergent sur ce point : les étés où les familles ont contribué régulièrement à la gazette sont aussi ceux où les résidents ont le mieux traversé la période. Moins de repli, moins de sollicitations anxieuses, et des visites de rentrée plus fluides et plus chaleureuses.
Préparer les retrouvailles : la gazette comme support de conversation
Pour un animateur, la gazette résout le problème logistique évoqué plus haut : la charge de sollicitation et de mise en page est entièrement transférée à l'application de communication. L’équipe invite les familles à contribuer, la plateforme s’occupe du reste. Le temps libéré peut être consacré à ce que l’animateur fait le mieux : organiser le moment de remise, créer l’ambiance, accompagner la lecture.
La remise de la gazette constitue d’ailleurs un moment de médiation naturelle pour les soignants. C’est un prétexte pour s’asseoir quelques minutes avec le résident, feuilleter les pages ensemble, lui demander de présenter ses petits-enfants, raviver un souvenir. Pour un père pudique, ce cadre détendu et concret libère souvent des paroles que la conversation directe ne permettait pas.
Les retours des établissements partenaires le confirment : une fois que les familles ont pris l’habitude de contribuer, la gazette devient un rendez-vous attendu. Les résidents demandent « quand arrive le prochain courrier ». Les enfants éloignés retrouvent un sentiment de proximité concrète. Et les équipes disposent d’un outil de lien social qui ne leur demande ni compétence technique ni temps supplémentaire.
Les retours des établissements partenaires convergent sur ce point : les étés où les familles ont contribué régulièrement à la gazette sont aussi ceux où les résidents ont le mieux traversé la période. Moins de repli, moins de sollicitations anxieuses, et des visites de rentrée plus fluides et plus chaleureuses.

En résumé
L’été en EHPAD ne devrait pas être une saison de silence. Les familles qui partent en vacances ne manquent pas d’affection : elles manquent d’un canal simple pour la transmettre. Les résidents qui restent ne manquent pas de soins : ils manquent de nouvelles concrètes, de visages, de preuves que la vie continue dehors et qu’ils en font partie.
Pour un directeur ou un animateur, anticiper ce creux estival n’est pas un effort supplémentaire : c’est une mesure préventive qui protège le moral des résidents, allège la charge des équipes et prépare des retrouvailles de rentrée plus sereines. Donner aux familles le moyen de rester présentes depuis leur lieu de vacances, et au résident un courrier qu’il tiendra entre ses mains en attendant leur retour : c’est peut-être le geste le plus simple et le plus utile qu’un établissement puisse poser avant chaque été.
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